Littérature

LECTURE/ Prochainement en LIBRAIRIE

LECTURE/ Prochainement en LIBRAIRIE

Beaucoup de livres sont parus ces dernières semaines et leur nombre va augmenter dans les jours qui viennent, en prévision ou en raison de la tenue de la 24ème édition du Salon international du livre d’Alger (SILA), prévue du 30 octobre au 9 novembre à la foire des expositions (SAFEX), et qui constitue une sorte de « rentrée littéraire ». Nous proposons ici une recension qui ne prétend aucunement à l’exhaustivité mais qui présente quelques titres, déjà disponibles en librairie.

 

« Alger, capitale de la révolution : de Fanon aux Black Panthers » d’Elaine Mokhtefi

Les éditions Barzakh viennent tout juste de publier les mémoires d’Elaine Mokhtefi, « Alger, capitale de la révolution : de Fanon aux Black Panthers ». Issue d’une famille de la classe ouvrière américaine, Elaine Mokhtefi est née en 1928 à New York. La lutte pour l’indépendance l’a conduite à vivre douze ans en Algérie où elle a travaillé comme journaliste et traductrice. Elle s’est mariée à un ancien membre de l’Armée de libération nationale (ALN) devenu écrivain, Mokhtar Mokhtefi décédé en 2015, auteur des mémoires « J’étais Français-Musulman » (Barzakh, 2016). « Ses mémoires témoignent de l’effervescence des luttes anticoloniales des années 1960, vécue dans l’intimité des grandes figures de l’époque (…). Une histoire fascinante, qu’Elaine Mokhtefi raconte avec une passion et une conviction intactes », peut-on lire en quatrième de couverture. Prix : 800 DA. Elaine Mokhtefi sera présente au SILA 2019 pour présenter son livre et rencontrer ses lecteurs.

« Alger, capitale de la révolution : de Fanon aux Black Panthers » d’Elaine Mokhtefi

« Alger, capitale de la révolution : de Fanon aux Black Panthers » d’Elaine Mokhtefi

« Charles Bonn/ Littérature algérienne –Itinéraire d’un lecteur ». Entretiens

Les éditions El Kalima publient, dans la collection « Littérature d’Algérie et du Maghreb » (créée par Hamid Nacer-Khodja et dirigée actuellement par Guy Dugas), « Littérature algérienne –Itinéraire d’un lecteur », un livre sur et autour de l’universitaire Charles Bonn, construit autour d’entretiens menés par l’universitaire Amel Maafa, et s’accompagnant d’une postface signée Naget Khadda. Professeur émérite à l’Université Lyon-II, Charles Bonn a consacré toute sa carrière d’enseignant-chercheur à la littérature maghrébine de langue française découverte au cours de ses années de coopération, en Algérie puis au Maroc. « Successivement professeur des universités de Constantine et de Fès, puis de Paris 13 et Lyon, Charles Bonn livre ici la réminiscence de son parcours universitaire à la faveur d’une interview originale qui se présente comme une conversation à bâtons rompus avec Amel Maafa. Il tresse ainsi des aspects quasi intimistes de son autobiographie et un compte-rendu, parfois désenchanté, de ses combats d’enseignant-chercheur », écrit l’universitaire Naget Khadda dans sa postface. Prix : 800 DA.

« Charles Bonn/ Littérature algérienne –Itinéraire d’un lecteur ». Entretiens

« Charles Bonn/ Littérature algérienne –Itinéraire d’un lecteur ». Entretiens

 

« Cfawat n rradyu n teqbaylit » de Boukhalfa Bacha

« Cfawat n rradyu n teqbaylit, si tguri n lsas almi di sulas » est un essai en tamazight de Boukhalfa Bacha, paru, il y a quelques semaines, dans une coédition entre les éditions Frantz-Fanon et le Haut commissariat à l’amazighité (HCA). Il est dédié à la chaine 2 de la radio algérienne, « que l’on peut considérer, sans risque de se tromper, comme étant la locomotive du combat identitaire en Algérie. Cette dernière a joué un rôle incommensurable dans la préservation de la langue et culture amazighe, pendant des décennies. Même à l’époque où la langue amazigh était encore non reconnue par le pouvoir, la radio kabyle ou chaîne 2 a campé pendant longtemps le rôle de catalyseur et de tribune pour la langue amazighe, pour les artistes d’expression berbère, les poètes, les comédiens… », estime l’éditeur. Pour ce qui est du contenu, « Cfawant n radio n teqbaylit, si tguri n lsas almi di sulas » propose, pour la première fois, de longs entretiens avec l’un des piliers de la chanson kabyle, Kamel Hamadi, le romancier Malek Ouary, le poète Benmohamed, le comédien Mohamed Hilmi, le réalisateur Abderrahmane Bouguermouh, Djamila Bouguermouh et tant d’autres icônes de la culture algérienne d’expression amazighe. Prix : 800 DA.

« Cfawat n rradyu n teqbaylit » de Boukhalfa Bacha

« Cfawat n rradyu n teqbaylit » de Boukhalfa Bacha

« La dernière rencontre » de Denise Brahimi

Les éditions El Kalima publient dans la collection « Littérature d’Algérie et du Maghreb » (créée par Hamid Nacer-Khodja et dirigée actuellement par Guy Dugas), la pièce de théâtre « La dernière rencontre » de Denise Brahimi. Entre fiction et réalité, l’autrice brosse dans cette pièce, un « tableau assez dramatique de la France et de l’Algérie au courant des années 50 », et ce, à travers une histoire de rencontres d’écrivains. Une pièce « proche de la réalité » revenant sur des faits qui se sont vraiment déroulés et des personnages ayant vraiment existés. « Dans les premiers mois de 1958, Albert Camus, auréolé de son récent Prix Nobel, accueille dans son bureau des éditions Gallimard une demi douzaine d’amis, de collaborateurs et d’admirations. Avec Mouloud Feraoun, il évoque la guerre d’Algérie qui fait rage. Avec Jean Sénac et son jeune protégé Hamid, il s’oppose sur la force du verbe poétique et sur les limites des idéologies. Tous abordent enfin avec les acteurs ayant joué ‘Caligula’ la question du pouvoir et de l’engagement révolutionnaire », peut-on lire sur la quatrième de couverture. Prix : 600 DA.

« La dernière rencontre » de Denise Brahimi

« La dernière rencontre » de Denise Brahimi

 

« Carnets intimes » de Taos Amrouche

Les éditions Frantz-Fanon ont publié, durant l’été, les « Carnets intimes » de Taos Amrouche (1913-1976), autrice notamment de quatre romans fortement autobiographique et d’un journal intime (ces carnets) dans lequel elle livre, sans concession, ses émotions, impressions sur ce qui l’entoure. Elle se rebelle contre les traditions et interroge ses déracinements, ses exils, ses amours et ses solitudes. Dans sa présentation, l’universitaire Yamina Mokaddem écrit : « De 1953 (elle a alors quarante ans) à 1960, Taos Amrouche est à une période de sa vie où des phases de bonheur et d’épanouissement amoureux alternent avec des mots de désespoir et de profonde solitude. Elle a alors le sentiment que tout se précipite, car après l’extase de sa liaison passionnée avec Jean Giono, elle est en proie à des doutes, à l’angoisse de la rupture, à la douleur de la disparition et la perte des êtres chers ». L’écriture de son journal va agir comme « un exutoire » sur l’autrice de « L’Amant imaginaire » ; ce journal lui permet « de se raconter, de se comprendre et d’essayer de comprendre également le comportement et la psychologie des personnes appréciées et aimées, ou exécrées, qui l’ont accompagnée à différents moments de sa vie ». Prix : 1000 DA.

« Carnets intimes » de Taos Amrouche

« Carnets intimes » de Taos Amrouche

Cinq nouveaux DZ-Manga chez Z-Link

Les éditions Z-Link viennent de publier cinq nouvelles bandes dessinées au format DZ-Manga. Il s’agit de « Atakor » qui retrace l’histoire de Yaakob, un jeune garçon prétentieux, et un des rares survivants de son clan, « Les Devil hunters ». Ainsi, il a hérité du pouvoir du protecteur et doit partir à la chasse de démons malfaisants pour trouver l’autre moitié de son pouvoir… Aya se joindra à l’expédition de Yaakob et ensemble, ils partiront à la découverte du monde et du sens de la vie. Z-Link vient également de publier « Lézard II » de Nattif. C’est la suite des aventures de Yaqout, Lyn, Dey, Drid et Zaïr. S. A. Rachid signe un DZ-Manga intitulé « Endless Burden ». C’est l’histoire d’Adam Ensom, qui est condamné à la peine capitale de la congélation éternelle pour le meurtre de sa femme Liza, et qui plonge dans un sommeil sans fin. Un jour, il se réveille dans un monde chaotique à une époque inconnue ou se mêlent nouvelles technologies et désolation. Le lecteur partagera le lourd fardeau que porte Adam. Le quatrième DZ-Manga s’intitule « Lost Land II » et il est signé Boulkaboul Amina. Après avoir dévoilé le secret du Toukon, Chihab et ses compagnons ont un grand espoir de libérer Yukatan. Ils se lancent dans cette quête en commençant par la zone interdite où la guerre contre les jakes a laissé ses souvenirs. Que De leur côté, Nelda et Samy cherchent des informations sur la relation des jakes et le roi de Titaniya,  leur fidèle allié. Et enfin, le dernier Dz-Manga publié ce mois-ci est « Twins Legacy » de Chelli Salaheddine. L’histoire tourne autour d’une pierre bleue d’une extrême rareté, conférant à son possesseur un pouvoir infini. Les hommes avides de richesses et de pouvoir se sont longtemps livrés bataille pour s’en emparer. La dernière bataille de la pierre a eu lieu à Ortan, deux ans avant le début de l’histoire du manga. Et c’est Djamel, surnommé Radid ou le lâche qui en sera le héros.

 

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