Politique

Algérie/ Les sursauts salvateurs

Algérie/ Les sursauts salvateurs

Si le 5 Octobre 1988 a été un sursaut frustré, celui du 11 décembre 1960 et celui du 22 février 2019 ont été salvateurs pour l’Algérie.                               

Le premier mouvement citoyens rappelait aux  génocidaires commandés par le général de Gaule qui se vantait d’en avoir finit avec l’ALN  dans son discours à Aïn Témouchent  que l’Armée de libération nationale n’était rien de moins que le peuple en arme. Ce chef de la République coloniale française adossé à l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN ou NATO en anglais) dirigeant la guerre contre lutte de libération nationale prétendait comme ses prédécesseurs qu’il ne restait d’autre issue au peuple algérien que sa soumission à la France, pour se contenter au meilleur des cas d’une citoyenneté de seconde zone. Le second sursaut dont nous commémorons la trente et unième année faisait échos à la grève des travailleurs de Rouïba, dernier bastion du socialisme. Les grévistes étaient maintenus dans la zone industrielle par des policiers, les chiens en laisse. Ces derniers étaient mieux nourris jusqu’ aux portes des usines par la police de Chadli que le travailleur disait-on dans les chaumières.  Quand au troisième, le peuple guidé comme à chaque fois, par sa jeunesse a sursauté suite à l’annonce de la candidature de Bouteflika au 5e mandat. Il contraint l’oligarchie à ravaler sa décision et pousse le président à la démission.

Bouteflika s’est comporté pendant 20 ans comme s’il était mandaté pour faire de l’algérien un sujet répondant ainsi à la stratégie de l’idéologie dominante depuis la dissolution de l’URSS, qui est de transformer les pays nouvellement indépendants en royaumes.

 

Pour ce faire le grand capital prône en alternance, l’utilisation des religions, cette éternelle idéologie ou le libéralisme, cette autre idéologie du capitalisme. Il tente sans discontinuité de brouiller, d’annihiler la conscience des peuples par tous les moyens dont il dispose.

Il faut rappeler que dans les années 90 des islamistes comme Haddam, Dhina , Khebbir pour ne citer que ceux là faisaient l’apologie des actions terroristes à travers des médias lourds des capitales occidentales, enrichissant le « qui tue qui »  de la social-démocratie où l’idéologie sioniste était prépondérante.

Il faut rappeler que les occidentaux n’ont qualifié les assassins de terroristes qu’après l’attentat du 11 septembre 2001.

Comme on le constate, historiquement le mouvement populaire algérien n’a jamais de leader, et ne peut donc entamer un dialogue. Le peuple ne monologue pas naturellement puisqu’il peut ordonner comme le lui confère l’article 7 de la constitution actuelle ! Le pouvoir est tenu de répondre.  Dans ses discours Gaïd Salah répondait positivement au mouvement et il s’est rétracter par la suite en interdisant le drapeau amazigh.

Depuis, il répond négativement. Il emprisonne. Il menace. Il cadenasse l’expression et fixe la date des élections présidentielle au 12 décembre malgré les échecs successifs du 18 avril et du 4 juillet 2019 que lui a infligé le mouvement du 22 février. Tous ses actes contredisent ses invitations à aller voter.

Il est à noter que le siège de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) est largement sollicitée, puisqu’ils sont presque une centaine de postulants à retirer les formulaires de candidature à la présidentielle. Quand on sait d’autres parts que la loi électorale n’exige toujours pas un quorum de participation, le doute s’installe et le dessein d’un piège latent se révèle. Pour semer d’avantage le doute Gaïd invoque la bande et la promesse de révéler les raisons de sa compromission avec les forces étrangères.

Une présidentielle, sans les deux préalables que sont un quorum minimum  de votants adjoint à un mandat unique et de courte durée, le vote  du 12 décembre équivaudrait à l’officialisation d’un  5e mandat dont les  adhérents sont représentés par la centaine de postulants. Cette franche opposition au mouvement va à mon avis booster la sphère politique. Sauf que pour le vice-ministre le vote se fera avec les adhérents au 5e mandat et de tous ceux qui l’écoutent et qui pensent, que le discours puisqu’il est écrit  émane du commandement de l’ANP, d’un collectif et non d’un individu. Il veut imposer au mouvement son joker, sinon il fera  tout pour  mener le 12 décembre à l’échec car il pratique un arbitraire flagrant qui se caractérise par les emprisonnements de la Secrétaire Générale du PT Louisa Hanoune, du général Ali Ghédiri, de Karim Tabou un animateur du mouvement et de tous les jeunes militants qui portaient les drapeaux amazigh alors qu’aucune loi ne l’interdit. A cette allure la question pour le  commandement militaire est : quelle est l’aberration de leur général qui mettrait en péril leur stratégie ? Quelle est la goutte qui fera déborder le vase ?

Le mouvement citoyen détient encore la victoire, tant qu’il reste mobiliser, pacifique et fera encore une fois plier avant ou après les élections les décideurs une énième fois pour cheminer avec le peuple vers plus d’équité, de justice et de bien être.

Saadeddine Kouidri

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