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Algérie/ Entre démission et riposte : Le RCD est méconnaissable et discrédité !

Entre démission et riposte : Le RCD est méconnaissable et discrédité !

Suite à une déclaration de démission collective du RCD publiée par un groupe de militants dont le président du Conseil Communal d’El-Esnam, et diffusée par la suite par notre organe. Des cadres nationaux et régionaux de ce même parti, n’ont pas hésité à s’attaquer à notre site et à demander, à leur tour de diffuser la réponse du Bureau Régional de Bouira à ces militants démissionnaires.

En effet, le Bureau régional de Bouira a publié, ce matin, au nom des élus et militants de la même commune c’est-à-dire d’El-Esnam, une déclaration en réponse des cadres et des militants démissionnaires, les accusant de « polichinelles » et d’intrus au Conseil Communal du même parti.

« Plus au fait que la majorité des signataires (24/31) ne sont pas liés organiquement au RCD, l’utilisation du cachet du conseil communal et la signature de la déclaration par un ex président du conseil communal, dont le mandat est expiré depuis le 21 avril 2020, est une usurpation de la fonction du président du conseil communal », lit-on dans ladite déclaration publiée sur la page de Bureau Régional.

« Pensant que leur démarche pourra discréditer la structure locale et compromettre la campagne d’adhésion au RCD et l’engouement des citoyen(ne)s qu’il suscite dans notre commune, les commanditaires de cette manœuvre mesquine sont allés loin dans leur immoralité en faisant signer la déclaration à certaines personnes sans qu’elles soient avisées », poursuivent les rédacteurs du même document.

Contacté par la rédaction de Tazzuri, Amar Abbas président démissionnaire du Conseil Communal d’El-Elsnam, a tenu à ajouter des précisions comme réponse à la déclaration du Bureau Régional. « Pour qu’un conseil communal soit renouvelé, il faut que le bureau régional, qui est le seul habilité, organise une assemblée générale élective, autrement le CC en place est le seul légitime et le seul responsable de la structure au niveau de la commune jusqu’à l’avènement du nouveau », écrit Amar Abbas en guise de rappel à ses aux responsables de son ancien parti.

« La démission collective des militants qui vient d’être rendu publique était déjà dans l’air depuis longtemps et ce pour des raisons d’abord locales qui sont le harcèlement incessant des élus, qui sont insultés et traités de tous les noms par le bureau régional », déclare le président démissionnaire de Conseil Communal de Bouira.

Ajoutant : « Aujourd’hui, même s’ils n’ont pas démissionné pour je ne sais quelle raison, peut-être par peur ou je ne sais quoi, ça ne change rien au fait que la direction du parti s’est engagé dans une logique contraire au valeurs démocratiques défendues par le RCD original ».

Pour Conclure, Amar Abbas a tenu à rappeler tout le monde qu’il est « adhérant au RCD depuis 1989… ce qui n’est pas le cas de tout le monde » (faisant allusion aux responsables régionaux) et qu’il n’a pas « … de leçons à recevoir de quiconque et surtout pas des arrivistes et autres intermittents de la politique ».

Depuis le pacte signé par le président du RCD avec l’organisation islamiste Rachad, beaucoup de militants ont quitté le navire en rejetant ces reniements des fondamentaux auxquels le parti laïc s’est souscrit depuis sa fondation en 1989 par l’un des acteurs politiques les plus en vue en l’occurrence Dr SADI. D’aucuns militants se posent une question fondamentale : Comment peut-on encore militer dans un parti qui a comme ami Dhina, membre de FIDA (une organisation spécialisée dans l’assassinat de l’élite comme Tahar Djaout, Boucebci… la liste est longue), et d’avoir comme adversaire politique voire ennemi Dr SADI qui a présidé le parti pendant presque un quart de siècle en tout sacrifiant toute sa vie pour mettre en place une dynamique citoyenne ayant pour finalité l’instauration de la démocratie en Algérie.

Et d’autres suggèrent de mettre le RCD au musée car la direction actuelle ne s’inscrit plus dans la ligne historique de 1989. Cette cascade de démission ne va pas s’estomper vu les dérives en matière d’orientation idéologique voire stratégique du parti…

 

   Affaire à suivre…

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