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Amazighité/ Marie-Louise Taos Amrouche : la première à avoir posé la question berbère au monde.

Marie-Louise Taos Amrouche : la première à avoir posé la question berbère au monde.

Marie-Louise Taos Amrouche a été la première à avoir posé la question berbère au monde.

C’était à l’occasion d’un colloque sur les langues minorées à Madagascar au début des années 1930. Ils ont évidemment parlé de tout sauf du Kabyle qui était sous couvert de la France. Taos s’est levée. A l’époque, elle devait avoir 23 ou 24 ans. Elle disait : « Vous parlez des langues minorées, il y en a une qui est immense et qui s’appelle le berbère. Et vous oubliez que c’est l’une des premières civilisations du monde. De quel droit oubliez-vous cette langue ? »

Qui est Marie-Louise Taos Amrouche ?

Née à Ighil Ali (commune algérienne de la wilaya de Béjaïa.), le 4/3/1913, Marie-Louise Taos Amrouche est écrivaine d’expression française et interprète de chants traditionnels berbères.

Taos, fille de Fadhma Aït Mansour AmroucheAntoine-Belkacem Amrouche et sœur de Jean Amrouche, est la romancière algérienne moderne. Son premier roman, Jacinthe noire, est publié en 1947. Son œuvre littéraire, au style très vif, est largement inspirée de la culture orale dont elle est imprégnée, et de son expérience de femme. En signe de reconnaissance envers sa mère, qui lui a légué tant de chansons, contes et éléments du patrimoine oral, elle signe Marguerite-Taos le recueil Le Grain magique, en joignant à son prénom sous lequel sa mère avait reçu le baptême catholique.

Parallèlement à sa carrière littéraire, elle interprète de très nombreux chants amazigh, qu’elle tient de sa mère. Ces textes sont par ailleurs traduits par son frère Jean. Douée d’une voix exceptionnelle, elle se produit sur de nombreuses scènes, comme au Festival des Arts Nègres de Dakar en 1966. Seule l’Algérie lui refuse les honneurs : elle n’est pas invitée au Festival culturel panafricain d’Alger en 1969. Elle s’y rend tout de même pour chanter devant les étudiants d’Alger.

Taos Amrouche a participé à la fondation de l’Académie berbère de Paris en 1966. Elle fut l’épouse du peintre francais André Bourdil, Prix Abd-el-Tif 1942.

SAIDANI Kassi 

Référence : wikipédia, biblio
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