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Algérie/ Dr. Said SADI : « Le pouvoir est incapable et refuse de mettre son horloge politique à l’heure de l’Histoire »

Dr. Said SADI : « Le pouvoir est incapable et refuse de mettre son horloge politique à l’heure de l’Histoire »

Dans sa dernière contribution intitulée « Régression : mode d’emploi », Dr. SADI a tiré à boulets rouges sur les intentions du pouvoir à travers sa nouvelle constitution qui consacre « l’hyper-présidentialisme digne des folklores constitutionnels des républiques bananières ».

De même pour la non-séparation des pouvoirs « constituent la trame et l’esprit d’un texte qui n’aura pour finalité » de paralyser le pays, selon Said SADI. Il s’est posé la question sur les affidés du système qui osent proposer une mouture de constitution dans un contexte politique dominé par l’illégitimité chronique d’un pouvoir aux abois. Sans prendre en considération « la situation sociale explosive » et l’inconnue de l’impact de la pandémie gérée dans une opacité totale.

Ce qui est plus étrange pour SADI, c’est le droit que s’octroie le pouvoir ou à « l’auto-stop politique pour faire endosser au premier novembre cette mauvaise farce » en bradant « le capital symbolique ». Par ailleurs, comme le capital humain que les ressources naturelles, tout a été entrepris pour dans une « inconscience et aveuglement » toute forme d’énergie en continuant dans leur stratégie de clientélisation avec l’argent du trésor public, souligne SADI. Ce sont des signes précurseurs qui démontrent l’absence de volonté politique du pouvoir prendre les décisions justes et « l’incapacité et du refus du pouvoir de mettre son horloge politique à l’heure de l’Histoire ».

Et il ajoute « c’est au moment où le Soudan se dote d’une constitution laïque que le gouvernement algérien s’apprêterait à délivrer des diplômes pour les adeptes des Zaouias… Fabriques d’associations casse-croûtes, dopages des zaouias… Quelqu’un s’y est essayé pendant vingt ans avec un baril à 130 dollars. On connaît la suite ».

Pour Dr. SADI le pouvoir est inconscients le danger qui guette le pays en empruntant la politique de l’autruche en optant pour des « recettes médiévales de la corruption, la répression et la censure ».  Et il clôture sa réflexion en évoquant la décadence par « Rien ne peut arrêter la régression quand elle est inspirée par l’ignorance et la suffisance ».

                                                                                               Kamel Amari

 

 

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