Politique

Algérie/ Contribution : Entre la dictature et la citoyenneté, une Algérie dans un tournant historique

Entre la dictature et la citoyenneté, une Algérie dans un tournant historique

L’indépendance confisquée par le groupe d’Oujda, nous a mené directement à l’instauration d’une dictature. Une Algérie indépendante, les algériens malgré eux, subissent depuis 1962 la dictature, qu’elle soit militaire, policière ou théocratique (dans les communes FIS 1990) ou à travers son code de la famille depuis 1984, pour les femmes considérées mineures à vie, sous le parti unique au nom du FLN.

Aujourd’hui alors que nous sommes en plein révolution, il est plus que primordial de se mettre d’accord sur deux points pour qu’on puisse avancer. Passer d’une dictature à un État de droit, les algériens doivent se réconcilier avec leur Histoire et adopter une plateforme autour des préalables démocratiques.

 

La réconciliation avec l’Histoire :

L’Amazighité de l’Algérie et des Algériens doit être reconnue dans toutes ses dimensions tout en assumant notre Histoire de l’époque de Shechonq jusqu’à la guerre d’Algérie, loin de la politique de falsification fondée par Messali Hadj, Bachir EL Ibrahimi, Ben Badis… sous la tutelle du colonialisme français, et adoptée par la suite par les usurpateurs de la révolution, à leur tête Ahmed Benbella et Boumediene sous la bénédiction de l’Égypte de Jamel Abdennasser.

C’est impératif que les algériens sachent qui ils sont pour pouvoir avancer : soit dans ce processus révolutionnaire, soit dans le développement d’une Algérie plurielle.

 

Les préalables démocratiques :

Seuls les préalables démocratiques pourront garantir la continuité de la révolution, son organisation et son aboutissement : Il est important que le peuple algérien s’unisse autour de valeurs universelles qui garantiront les droits fondamentaux et la citoyenneté pour tous les Algériens. Une maniéré de protéger la révolution, le statut républicain du pays et les citoyens, importe-peu leurs appartenances religieuses, politiques, ethniques… dans une Algérie de droit loin de « mafiosité »  des oligarques, la répression du militaire et l’hypocrisie des islamistes et des populistes.

 

Les citoyens et la citoyenneté : 

C’est le fait de jouir de ses droits civils, civiques et politiques qui font d’un individu un citoyen. Toutefois, pour instaurer cette citoyenneté dans un pays, il est impératif de passer par les éléments cités en haut, c’est-à-dire se réconcilier avec l’Histoire et adopter une plateforme autour des préalables démocratiques ou valeurs démocratiques inviolables afin de ne pas revivre le drame des années 90. Éviter ainsi l’arbitrage du pouvoir central (les militaires).

Se définir autant que chawi, kabyle, mzabi, tergui, berbère, amazigh… n’altère en rien notre citoyenneté, ni à notre intégrité ! bien au contraire, c’est une preuve de pluralité assumée à travers cette acception inclusive. La problématique réside lorsqu’on se définit par ce qu’on n’est pas ! cela pourrait créer une pseudo appartenance qui incite à la falsification de l’Histoire et qui sème la division : un combat entre la vérité et le mensonge.  À titre exemple, je citerai le monde arabe.

 

En guise de conclusion, je suis persuadé qu’on est dans l’obligation d’assumer notre Histoire, ce que nous sommes et nos aspirations, de la même façon qu’on est dans l’obligation de protéger la révolution du pouvoir qui essaye de l’avorter par tous les moyens de répression, et ses fidèles serviteurs. De même pour les islamistes qui sont aux aguets qui essayent de la récupérer à travers son organisation RACHAD.

Nous n’avons aucune leçon de nationalisme ou de citoyenneté à apprendre de ces terroristes ni de ceux qui s’assoient avec eux dans les salons de Awrass TV et d’ El Magharibia

Saidani Kassi

Related posts
PolitiqueWeb TV

Emission-Digitale sur le CRN et les principaux défis à relever

PolitiqueWeb TV

Emission-Digitale sur la presse en Algérie avec Hafid Derradji

Politique

International/ Après les Émirats arabes, c'est le Bahreïn qui normalise ses relations avec Israël

Politique

Algérie/ Dr. Said SADI : « L’islamisme est historiquement mort… »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Worth reading...
Algérie/ Contribution : La Soummam, entre hier et aujourd’hui…