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Algérie/ Dr. SADI : Le congrès de la Soummam survit à l’imposture et la folie des Hommes

Le congrès de la Soummam survit à l’imposture et la folie des Hommes

Dans sa dernière contribution intitulée « Revanche de l’Histoire », Dr. SADI a mis en exergue les valeurs démocratiques et universelles prônées lors des résolutions de la Soummam pourraient être d’un apport important pour construire l’Algérie de demain, celle qui commence à naître à partir du processus révolutionnaire enclenchée depuis le 22 février au niveau national.

Le congrès de la Soummam a été tout le temps occulté par l’Algérie officielle. Said SADI considère cette censure ne va pas faire disparaître cet événement des esprits des citoyens ‘’ Plus les pouvoirs les censurent, plus ils vivent dans les mémoires.’’

« Je sais ce que ma génération doit à cette grande et belle épopée de notre passé récent et à son concepteur. Ils furent pour nous les pales et uniques lueurs d’espoir dans le long tunnel politique des peurs et des renoncements », Souligne-t-il.

L’auteur de « Algérie, l’échec recommencé » montrent la difficulté des « despotes à vendre leurs manipulations » que la caractéristique du système installé depuis 1962 est l’hypocrisie. Et que les islamistes reconnaissent juste « a primauté du politique sur le militaire », mais ils fuient les questions de fond contenues dans la plateforme de la Soummam notamment celles relatives aux valeurs universelles, la démocratie et le rejet de la théocratie rejetée au congrès de la Soummam. Ce dernier a consacré la modernité de l’État post indépendance.

Said SADI considère que c’est grâce au projet Soummamien que la révolte des Algériens s’est transformée en une véritable révolution. Par ailleurs, certains « autostoppeurs politiques » qui ont considéré le congrès de la Soummam était trop « clivant » mais « qui attendent cyniquement les derniers wagons de l’Histoire pour prendre le train des révolutions ».

Comme alternative, SADI préconise de « panser ses blessures et construire son avenir ». Mais rien ne pourrait être possible que si on se ressource du « patriotisme de l’humanisme et de l’universalisme prônés à Ifri ». Il considère que « la Soummam est le berceau de l’Algérie moderne née en août 1956 », mais malheureusement le projet de Abane est enterré au Caire en 1957. Ce qui a fait dire à l’architecte de la révolution « Je ne marche pas pour un tel avenir ». C’est-à-dire l’Algérie orientaliste inféodée au Caire sous le parrainage de Djamal Abdennacer.  Abane a qualifié aussi les imposteurs révolutionnaires de « futurs potentats orientaux …ils constituent un danger pour le pays ».

La revanche de l’Histoire dont SADI a évoqué dans le titre renvoie aux portraits levés par les manifestants le 27 décembre dernier à l’occasion du 62 eme anniversaire de son assassinat contrairement aux autres despotes.

Enfin, Dr. SADI a terminé son analyse en citant les propos d’un Historien, rapportés par l’APS, qui a considéré que « le congrès de la Soummam a balisé le chemin menant à la Restauration nationale ». Par ailleurs, il considère comme significative en éloignant les officiels pour évoquer cet événement majeur de l’Histoire de l’Algérie contemporaine :  « on peut supposer que la décision de donner la parole à un historien et de ne pas impliquer les institutions étatiques dans cet événement est un choix politique lourd de sens ».

 

                                                                                          Kamel Amari

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