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Algérie/ Dr. Said SADI : Amine Maalouf que je cite de mémoire « Ils affichent une religion car ils n’ont pas de morale »

Dr. Said SADI : Amine Maalouf que je cite de mémoire "Ils affichent une religion car ils n’ont pas de morale"

Dans sa dernière contribution intitulée « Tragédie libanaise, leçons algériennes », Dr. SADI a voulu implicitement interpeller le pouvoir algérien de la gravité de la situation algérienne si rien ne serait entrepris comme décision politique sérieuse qui pourrait mener le pays vers une véritable démocratie.

En essayant de partir de la dernière tragédie libanaise suite de la dernière explosion des produits chimiques stockés depuis des années sans mesures sécuritaires particulières et qui a engendré plus d’une centaine de morts et de disparus. Les véritables causes de cette catastrophe demeurent inconnues. Par ailleurs, cette déflagration a balayé tout un gouvernement suite aux pressions de la population et des journalistes qui ont dénoncé cette tragédie et que des responsables doivent rendre des comptes.

Said SADI a voulu démontrer qu’en dépit du rayonnement de la civilisation phénicienne à travers le monde, le peuple libanais assiste maintenant impuissamment à la faillite de leur pays vu l’incompétence et la corruption et le caractère confessionnel de l’État. Le Liban a eu la malchance d’être de « voisins rapaces ». L’auteur de « Algérie, l’échec recommencé » souligne l’exigence historique pour le Liban de trancher définitivement pour la Laïcité de l’État pour instaurer un État démocratique, laïc et moderne. Une question qui ne peut être éternellement reportée.

Comme l’Algérie, le Liban est aussi victime des assassinats ciblés de ses hauts dirigeants : présidents et chefs de gouvernement. C’est le cas en Algérie avec Abane, Boudiaf, Khider, Krim et d’autres liquidations « camouflées » selon SADI.

Dr. SADI a mis en exergue la dernière visite du président de la République française. Ce dernier est perçu comme le sauveur du peuple libanais en lui demander de sanctionner leurs « bourreaux », autrement dit, les responsables libanais. Et d’ailleurs des milliers de Libanais ont lancé une pétition pour réhabiliter le protectorat français. Comme c’est le cas en Algérie lors de la visite de Jacque Chirac en 2003, des milliers de jeunes algériens, ayant perdu espoir de vivre sous la dictature, de solliciter le président français de leur délivrer des visas. Le malaise est tellement profond que les jeunes risquent leur vie en empruntant des barques de fortune pour tenter leur chance dans l’autre côté de la méditerranée.

En matière de manipulation de la religion à des fins politiques, Said SADI a rappelé quelques actions absurdes entamées par le gouvernement algérien à travers la distribution du Coran aux médecins par l’intermédiaire des policiers. Il a souligné aussi la marginalisation de la diaspora constitutionnellement en dépit de sa performance et sa capacité à contribuer dans le développement du pays. Des services de sécurité qui se soucient plus de la sûreté d’El Mouradia et arrêtent des manifestants ou de simples internautes pour des posts sur les réseaux sociaux. Ou des journalistes emprisonnés pour l’exercice de leur métier. C’est le cas de Khaled Drareni condamné pour 3 années de prison ferme. Des accusations absurdes.

Si le pays a échappé miraculeusement, selon SADI, c’est juste grâce à la rente pétrolière, « En vérité, nous avons été les pédagogues de la faillite libanaise. Nos turpitudes nous auraient enterrés il y a bien longtemps si les effluves pétroliers n’avaient pas masqué nos pestilences ».

Et il ajoute : « Quelle autre explosion faudra-t-il attendre pour que les responsables qui s’échinent à maquiller la ruine nationale prennent la mesure du désastre algérien ? »

En dépit de l’avortement de la désobéissance civile de la part du pouvoir, sa puissance demeure « aléatoire », selon Dr. SADI et que le régime doit prendre conscience que seule la voie juste, tant que ce n’est pas encore trop tard, pour s’inquiéter « des souffles de l’Histoire » qui ont plus d’impact que les « déflagrations d’ammoniac ».

Et de terminer son analyse comparative en reprenant l’écrivain, le romancier et l’académicien franco-libanais Amine Maalouf pour souligner la manipulation de la religion à des fins politiques ‘’ Ils affichent une religion car ils n’ont pas de morale ‘’.

 

                                                                                                             Kamel Amari

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