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Algérie/ Hommage : Il y a 26 ans, disparaissait Mustapha Bacha

Algérie/ Hommage : Il y a 26 ans disparaissait Mustapha Bach

Mustapha Bacha, ce nom provoque à ce jour des frissons même chez certains hommes politiques. Quant à ceux qui ne connaissent de la politique que l’injure et l’insulte, ils se terrent de peur de l’ombre et de la voix du Grand Homme et font exprès d’occulter le 08 août. Parler de Bacha, c’est penser aux grands événements de l’Algérie, car Mustapha y a grandement contribué.

Mustapha Bacha était avant tout un homme avec un grand H, un militant, un démocrate qui avait consacré toute sa vie à la démocratie et, surtout, à son identité. Enfant de Tassaft Ouguemoun, un village de la commune d’Iboudrarene, située à 35 kilomètres de Tizi-Ouzou, est né en 1956. Il suit ses études primaires à l’école de son village, pour rejoindre le collège des Pères blancs en 1968/69 à Beni Yenni. En 1972, Mustapha Bacha rejoint le lycée Polyvalent (Amirouche) à Tizi-Ouzou. Les premiers rudiments politiques commencent à bourgeonner chez Mustapha durant cette période qui connaissait une rude répression du pouvoir de l’époque contre ce qui est communément appelé les berbéristes. Il obtient son bac série scientifique en 1976, il avait 20 ans. Il s’inscrit à Alger, université de Ben Aknoun, c’était comme mettre un poisson dans l’eau : Mustapha a su donner un sens à sa vie d’étudiant, en se consacrant d’abord à ses études en sciences économiques et surtout au combat politique. Feu Mustapha n’a pu mener à terme ses études en sciences économiques.

A l’explosion d’Avril 80, lui et ses camarades dont Arezki Ait Larbi, Amara Benyounes, Titif et d’autres créèrent le collectif culturel, qui s’occupait de la coordination du combat entre Alger et Tizi-Ouzou. Il fut arrêté en avril 80 et faisait partie des 24 détenus. Libéré en août 80 après être passé devant la cour de sûreté de l’Etat. Très actif dans les luttes estudiantines, Mustapha Bacha est de nouveau arrêté en 1981 à Alger. Chemin faisant, syndicaliste avéré, il participe aussi au séminaire de Yakouren sur la question identitaire et culturelle. De la lutte au combat, il est gagné par les idées de gauche et se structure dans des organisations d’extrême gauche GCR (Groupe communiste révolutionnaire) puis après une scission il devient cadre dirigeant de l’ORT (Organisation révolutionnaire des travailleurs).

A l’ouverture politique en 1989,  Mustapha Bacha devient membre fondateur du RCD et membre de la direction politique, secrétaire national à l’organique. En fin orateur et en dialecticien hors pair, Mustapha Bacha suscite peur et appréhension, y compris parmi ses camarades du RCD. Presque isolé, il meurt terrassé par une crise cardiaque, laissant une veuve, un orphelin et une famille qui n’arrive pas à faire son deuil.

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