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Algérie/ Dr. SADI : « Le terrorisme intellectuel en débâcle »

Dr. SADI : « Le terrorisme intellectuel en débâcle »

Dans sa contribution parue, aujourd’hui, intitulée « Débattre » a mis l’accent sur la nécessité d’interroger l’Histoire en vue de tirer les valeurs adéquates en vue de construire le socle démocratique. Il a mis en exergue l’importance des fondamentaux dans l’arbitrage de la cité démocratique en donnant des exemples de grandes démocraties : la Grande Bretagne, l’Allemagne, la France.

« Le terrorisme intellectuel » a échoué, selon Dr. SADI en tentant tout d’abord de diaboliser les partisans des préalables démocratiques en les accusant de tentative de division. D’aucuns, les plus cyniques, les accusent de vouloir manœuvrer dans l’ombre pour la prise de pouvoir. Ce qui fait dire au Dr. SADI que « la sorcellerie populiste a la peau dure ».

« Les fatwas islamistes » émises pour interdire le débat sur idéologie, selon son acception péjorative, pour fuir le débat sur les fondamentaux. Toutefois, des carriéristes, des personnes lassées ou pressées pour en découdre avec le système à tout prix.

Par ailleurs, selon SADI, les politologues considèrent qu’une lecture lucide de l’Histoire contribue à changer le cours.  Débattre est devenu une exigence pour déceler les référents adéquats pour mettre l’Algérie sur les rails de la modernité. Le défi est de construire une nation démocratique, compromise par le pouvoir qui a tari toutes les ressources (symboliques, humaines, naturelles). Le regard historique, selon Dr. Said SADI, nous permet d’éviter de refaire les mêmes erreurs du pays. D’où la nécessité de « fertiliser les graines de la Soummam » qui n’est aucunement nostalgique, mais « un acte de survie ». La Soummam a mis en place des « greffons conceptuels méthodologiques ». Ces derniers relèvent de « l’arbitrage citoyen » qui est considéré comme « clef de voute de la cité démocratique ».  « L’Algérie combattante » a tranché déjà pour « l’État démocratique et social ». Mais certains s’amusent à réécrire l’Histoire selon leurs convenances.

Dr. SADI a dénoncé aussi les « opportunistes grincheux » qui veulent « culpabiliser » pour avoir « honorer la source soummamienne » pour des « raisons inavouables » tous ceux qui s’inspirent de cet esprit.

Par ailleurs, l’auteur de « l’échec recommencé », il relate les effets positifs des références et acquis historiques depuis la démocratie athénienne (la Grèce antique), la révolution a été aussi celle des idées et « bases éthiques et philosophiques » qui ont permis « l’émergences de grandes et généreuses idées ». Le combat n’a jamais été linéaire.

La révolution algérienne a tranché pour la consécration du caractère républicain pour « parachever sa libération ». Renier cela relève du « négationnisme » ou des manœuvres ayant pour finalité la priorité au divin, une manière de soumettre les sujets.

Les fondamentaux permettent de transcender « les orientations idéologiques » et rassembler les divers courants idéologiques de s’entendre sur l’essentiel des valeurs humanistes. Said SADI a illustré son exposé en faisant à des anciennes sociétés démocratiques.

En évoquant la question de la religion, qu’il considère relevant de la sphère privée. Comme il a évoqué la notion de la laïcité qui est aussi propre à la société kabyle et une valeur amazighe multimillénaire.

Il n’a pas omis de citer « le séminaire clandestin » organisé à Azeffoune en été 1988 qui a précédé la création du RCD durant lequel une conférence sur la pratique du culte en Kabylie a été traitée.

Même Le parti d’Ennahda en Tunisie s’est souscrit aux exigences des fondamentaux démocratiques pour faire partie de la scène politique. SADI souligne aussi l’exigence des partis conservateurs dans les pays démocratiques.

Dr. SADI a apporté son soutien indéfectible aux militants du MAK pour donner suite aux menaces d’un cadre de RACHAD de recourir aux armes contre les indépendantistes.

Comme il a remercié la diaspora canadienne pour son soutien au Dr. SADI dans le procès que ce dernier veut intenter contre des « délinquants politiques ». Les signataires sont considérés comme des « soldats de la fraternité démocratique ». Une partie des signataires va se porter « partie civile ». L’objectif du procès, selon SADI, est de « protéger la scène nationale de ce qui est au mieux une délinquance politique… ».

 

                                                                                                       Kamel Amari

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