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Algérie/ Contribution : Pour une transition démocratique : de La politique au Politique (LE politique)

Pour une transition démocratique : de La politique au Politique (LE politique)

Nous vivons une conjoncture historique sans précédent. Nous sommes à la croisée des chemins. Deux options se présentent devant nous : Parachever le projet Soummamien ou sombrer dans le chaos obscurantiste, Mais le peuple algérien a déjà tranché sur cette question depuis le 22 février. Le processus révolutionnaire est enclenché pour justement corriger la trajectoire empruntée en 1962, rectifier ‘’ le fleuve détourné’’ par l’armée des frontières.

Aujourd’hui, nous devons tirer les leçons de l’Histoire récente de notre pays pour ne pas revenir au drame vécu par le peuple algérien dans les années 90.

La Révolution du sourire est confrontée à deux défis : l’auto organisation pour coordonner ses actions et la doter d’un texte fondateur traduisant les aspirations profondes du peuple qui consistent en l’instauration d’une République démocratique et sociale qui baigne dans les valeurs de la modernité comme venues dans la plateforme de la Soummam.

La Démocratie a ses principes et surement ce n’est pas la tyrannie de la majorité mais c’est la tolérance et le respect de la minorité. L’opposition a le droit de cité. La démocratie ne peut pas être limitée à l’acte de vote mais c’est l’ensemble de ses principes fondamentaux : la séparation du religieux du politique, le respect et la protection des droits de la minorité, l’égalité des citoyens et citoyennes devant la loi, la séparation des pouvoirs, l’alternance au pouvoir, …la liberté de conscience et de culte, … (les libertés individuelles et collectives) …

Si Hier le pouvoir a joué avec le feu en donnant l’agrément à des partis fascistes qui ont menacé le caractère républicain de l’État algérien, aujourd’hui, nous n’avons pas le droit de se taire devant ce crime. Entre la politique qui se base sur le rapport de confrontation et de domination entre les forces politiques agissantes dans la société qui consacrent l’écrasement d’une partie au détriment de l’Autre Et LE politique c’est la façon d’organiser des sociétés humaines qui a pour finalité de gérer les antagonismes de la société d’une manière pacifique en évitant ainsi des conflits violents comme nous l’avions vécu durant la décennie noire. LE politique crée ce climat d’équilibre harmonieux.

En ces moments particuliers de l’Histoire de notre pays, nous devons suspendre LA politique pour passer au Politique ( LE politique ) pour préparer le terrain de la compétition politique et électorale. C’est le temps à la Construction et non à la Récupération politicienne.

Ce cadre organisationnel a besoin de bien clarifier les préalables démocratiques pour sécuriser la Démocratie qui va permettre à l’Algérie plurielle de demain de naître. Ce mythe obsessionnel de l’homogénéité sociale est la source des réflexes autoritaires. C’est pour cela nous devons réfléchir à un système de gouvernance qui va permettre à toutes idéologies qui traversent la société algérienne de cohabiter et coexister dans un climat de vivre ensemble. Sans la pluralité, la politique ne va pas exister. C’est parce qu’on est différent que la politique existe. C’est grâce à la politique que la vie commune est possible.

Entre l’esprit de la Soummam et l’autoritarisme actuel, le choix est facile à faire et le peuple algérien a déjà tranché cette question. Œuvrons tous pour parachever l’œuvre de Abane tracée en 1956., l’Algérie va obtenir sa véritable indépendance.

‘’L’Algérie libre et démocratique ‘’, ‘’ L’État civil et non militaire et non théocratique ‘’. C’est tranché aussi lors du congrès de la Soummam.

Nous avons besoin de la triple rupture :

  1. Avec le système actuel
  2. Avec l’islamisme
  3. Avec les idiots utiles

En conclusion, Pendant ce processus révolutionnaire, nous devons passer de LA politique au Politique (C’est-à-dire LE politique) pour réussir la transition démocratique et éviter d’inviter le pouvoir à un nouvel arbitrage en élaborant une charte de valeurs démocratiques communes. Une condition sine qua non pour l’instauration d’une véritable démocratie.

 

   S’accrocher au mythe de l’homogénéité sociale, c’est alimenter les réflexes autoritaires.

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