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USA/ Accusé, le procès de Donald Trump aura lieu en janvier

le procès de Donald Trump aura lieu en janvier

Donald Trump est devenu le troisième président américain de l’histoire mis en accusation mais il devrait échapper à la destitution grâce à la majorité républicaine au Sénat.

  • La Chambre a voté ce mercredi pour mettre en accusation Donald Trump pour « abus de pouvoir » et « entrave au Congrès ».
  • Son procès aura lieu au Sénat début janvier, où les républicains sont majoritaires.
  • Sauf retournement de situation, Donald Trump devrait échapper à une destitution et pourra défendre ses chances lors de la présidentielle du 4 novembre 2020.

C’est un vote à la fois historique et, au final, sans surprise. Donald Trump est devenu ce mercredi le troisième président « impeached » de l’histoire américaine. La Chambre des représentants a officiellement voté pour mettre en accusation le locataire de la Maison Blanche pour « abus de pouvoir » et «entrave au Congrès», les démocrates estimant que Donald Trump a fait pression sur l’Ukraine pour enquêter sur son rival Joe Biden. Le procès du président américain se déroulera au Sénat, début janvier, et il devrait échapper à une destitution grâce à la majorité républicaine qui fait bloc autour de lui.

Après plus de six heures d’un débat où l’impeachment a été comparé à la crucifixion du Christ et à Pearl Harbor, les élus ont validé l’abus de pouvoir par 230 voix pour et 197 contre, et l’entrave au Congrès par 229 voix pour et 198 contre. Comme prévu, chaque camp a serré les rangs : tous les démocrates sauf trois élus (dont un qui va changer de parti) ont voté en faveur de l’impeachment, et aucun républicain ne s’est joint à eux – une division farouche qu’on devrait retrouver au Sénat, avec un équilibre des forces inversé.

Un procès dont les règles restent à établir

Selon les règles du Congrès, le procès de Donald Trump doit se dérouler au Sénat dès que possible après les vacances de Noël et vraisemblablement commencer la semaine du 6 janvier. A son issue, les sénateurs, qui font office de jurés, se prononceront sur sa culpabilité. Pour destituer un président américain, il faut une majorité des deux tiers, soit 67 sénateurs sur 100 – une barre inaccessible pour les démocrates, qui n’ont que 47 sièges.

Deux points cruciaux restent encore à établir et font l’objet d’intenses négociations entre les deux camps : la durée du procès et la liste des témoins convoqués. Les démocrates ont demandé à entendre quatre responsables de la Maison Blanche qui ont défié leur convocation à la Chambre, notamment l’ancien conseiller à la Sécurité nationale John Bolton et le chef de cabinet de Donald Trump, Mick Mulvaney. Ces derniers ont notamment assisté à des réunions sur la suspension de l’aide américaine à l’Ukraine décidée alors même que Donald Trump demandait une « faveur » au président Zelensky lors de l’appel téléphonique à l’origine de la controverse.

L’opinion publique divisée sur la question

Sur le papier, le chef de la Cour suprême, qui présidera lors des débats, peut forcer une personne convoquée à témoigner, mais un vote du Sénat, à la majorité simple, peut renverser ses décisions. Les républicains ne disposant que d’une courte majorité de trois voix, tous les yeux seront braqués sur des sénateurs modérés comme Mitt Romney. Sans aller jusqu’à trahir Donald Trump, ils pourraient être soucieux de garantir la légitimité du procès.

Les divisions aux Congrès reflètent celles du pays sur l’impeachment : 47 % des Américains sont favorables à une destitution de Donald Trump et 46 % contre, selon la moyenne des sondages. Et ce sont sans doute les électeurs qui joueront les arbitres ultimes dans 11 mois, lors de la présidentielle du 4 novembre 2020.

Source : 20Minutes



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