Art

ENTRETIEN/ BRAHIM EL MAZNED, DIRECTEUR-FONDATEUR DE « VISA FOR MUSIC »

BRAHIM EL MAZNED, DIRECTEUR-FONDATEUR DE « VISA FOR MUSIC »

« VFM est né de cette volonté d’offrir une plateforme de promotion et de visibilité aux artistes »

 

VISA FOR MUSIC

Dans cet entretien, Brahim El Mazned, le directeur-fondateur de Visa For Music de Rabat (Maroc), salon et festival des musiques d’Afrique et du Moyen-Orient, revient sur les temps forts de la sixième édition s’est tenue du 20 au 23 novembre dernier, et qui a réuni quelque 1000 professionnels de 70 pays dont 25 africains, en plus d’une cinquantaine de showcases, de sept conférences et de trois ateliers. Il évoque également les objectifs de VFM et la mise en place d’un tel événement.

[Entretien réalisé par Sara Kharfi]

 

Quel pré-bilan faîtes-vous de la sixième édition de Visa For Music, qui s’est tenu du 20 au 23 novembre ?

  • Brahim El Mazned : Nous pouvons nous féliciter d’avoir à nouveau réuni des artistes qui nous ont offert de magnifiques showcases et ont pu nouer de nombreux contacts avec les quelques 1000 professionnels présents. Les premiers retours des participants, qu’ils soient artistes ou opérateurs culturels, sont très positifs et nous encouragent à poursuivre sur notre voie. Le public a également pris un grand plaisir à suivre l’ensemble des activités du festival.

 

L’an dernier, vous avez dû faire face à des difficultés financières, qui avaient menacées la survie du VFM, les choses ont-elles changées depuis ou ce genre d’événements continue d’être compliqué à mettre en place ?

  • La pérennité d’un tel événement culturel n’est jamais acquise et nous dépendons toujours pour une grande part de partenaires extérieurs. Vu notre ambition de participer à la professionnalisation et la structuration de la filière musicale, nous sommes toujours à la recherche de mécènes publics et privés qui partagent notre vision pour le bien et le développement de la scène marocaine. Cela étant, cette édition a été marquée par l’engagement du nouveau Ministre de tutelle, Monsieur El Hassan Abyaba à accompagner ce projet lors de la soirée d’ouverture de Visa For Music. Par ailleurs, nous pouvons compter sur le soutien de partenaires privés et institutionnels, dont l’OCP, l’Université Mohammed VI Polytechnique et la SACEM.

 


Lire aussi :


La programmation de cette année a respecté la parité, et vous avez proposé une ouverture 100% féminine. Pourriez-vous nous parler de ce parti-pris du VFM ?

  • Notre pays et plus largement notre continent regorgent de talents féminins. La soirée d’ouverture, que vous évoquez, en a fait la magnifique démonstration. La programmation de Visa For Music montre simplement cet état de fait. Nous essayons de respecter la parité homme/femme depuis plusieurs années.

 

Toujours dans la programmation, une place de plus en plus importante a été accordée au continent africain, notamment la forte présence d’artistes marocains, beaucoup d’algériens aussi, cela a toujours été le cas certes, mais est-ce qu’il n’y aurait pas un repositionnement ou un redéploiement du VFM dans ce sens ?

  • VFM est né de cette volonté d’offrir une plateforme de promotion et de visibilité aux artistes non seulement du Maroc mais ausside tout le continent et du Moyen-Orient. Comme chaque année, les candidats sont sélectionnés par un jury qui, en effet, donne la priorité aux candidats issus des régions concernée mais qui tient compte également de la diversité des styles pour avoir une large représentativité des talents et des musiques d’aujourd’hui.

 

Né du paradoxe de l’absence de visibilité et du dynamisme de la création artistique en Afrique (et au Moyen-Orient), VFM offre une tribune d’expression, aux opérateurs et acteurs culturels. Sur scène, la musique présentée témoigne d’une grande vitalité ; lors des échanges, les difficultés sont pointées. Comment expliqueriez-vous cet autre paradoxe ?

  • Par un autre objectif principal que VFM s’est donné pour combler un manque : la participation à la structuration et la professionnalisation de la filière musicale. Pour de multiples raisons, les artistes qui souhaitent vivre de leur art quittent le continent. C’est pourquoi, il est absolument nécessaire de considérer l’importance de la place des industries culturelles et créatives et donner les moyens de son développement. Puis, découlant de ce premier geste, de créer les formations et les structures pour renforcer les compétences des artistes et des opérateurs culturels.

S.K.



Suivez Tazzuri sur FacebookInstagram et sur Twitter

Et n’hésitez pas d’interagir avec nous, en nous laissant des jaimes et des commentaires 

N’oubliez pas de partager avec vos amis 

Related posts
Art

Cinéma/ La diffusion de la version amazighe de «L’opium et le bâton» est prévue pour décembre 2020

Art

Cinéma/ Suits Saison 9 : Quelle date de sortie sur Netflix ?

ArtWeb TV

Algérie/ Passage de Moonia AIT-MEDDOUR et Salah Eddine MILLAT avec FAIZA GHAZI sur Tazzuri

Art

Cinéma/ La Casa de Papel : la saison 5 enfin confirmée par le créateur

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Worth reading...
Maroc/ SIXIÈME ÉDITION DE VISA FOR MUSIC